Contexte

Le léopard a disparu de plus de 41 % de son aire de répartition historique en Afrique, mais l’absence de données fiables à l’échelle continentale entrave les efforts de conservation. Les estimations actuelles, datant de 1988 et fondées sur une relation simpliste avec les précipitations, sont largement considérées comme obsolètes et surestimées. Face à ce constat, une équipe internationale de chercheurs a entrepris de développer un modèle prédictif robuste pour évaluer les populations de léopards et fournir des cibles chiffrées pour leur restauration.

Expertise FatBear

Notre approche novatrice combine modélisation de la densité des populations à partir de données de capture-recapture spatialement explicites et modélisation de la qualité d’habitat à l’échelle continentale. En intégrant diverses variables environnementales et anthropiques, nous avons identifié les principaux facteurs influençant la densité des léopards : la densité de petits ruminants (ovins et caprins), la distance aux établissements humains, la couverture agricole et la richesse en proies sauvages (bovidés et suidés). Les résultats révèlent une population actuelle estimée entre 44 800 et 142 600 individus, soit bien en deçà des précédentes estimations. Notre cadre d’analyse permet d’identifier les régions où les investissements en conservation sont les plus prometteurs et de réévaluer les quotas de chasse sportive, dont les niveaux dépassent les seuils durables recommandés dans plus de la moitié des pays concernés.