Contexte

La chasse, bien qu’étant un outil essentiel de gestion des populations animales, génère des perturbations non létales (bruit, présence humaine) qui influencent le comportement de la faune. Dans deux régions de Bavière en Allemagne, notre étude a suivi des cerfs élaphes équipés de colliers GPS pour comprendre comment les activités cynégétiques à proximité modifient leurs déplacements, leur utilisation de l’espace et leur sélection d’habitat. Avec plus de 6’700 journées de suivi, cette recherche apporte un éclairage inédit sur les réponses comportementales des grands herbivores face à la pression de chasse.

Expertise FatBear

Notre approche a combiné analyses des domaines vitaux journaliers, vitesses de déplacement et sélection d’habitat à fine échelle. Les résultats montrent que les cerfs agrandissent significativement leur domaine vital et augmentent leur vitesse de déplacement les jours de chasse, avec des effets persistants jusqu’à cinq jours après l’événement. L’utilisation de modèles statistiques avancés a révélé des changements dans la sélection des habitats, les cerfs privilégiant les zones plus escarpées et à couvert végétal dense après une perturbation. Ces réponses à court terme soulignent l’importance d’une gestion adaptative des calendriers de chasse.